Nous arrivons à Addo vers 15:00 et le guide des backpackers proposait quelques hébergements. Le premier que nous voyons nous laisse so so. Donc, nous partons à 16 kilomètres plus loin pour reluquer le deuxième. Il faut tourner sur un chemin de terre bordé de citronniers. Nous arrivons bientôt à une maison sous les arbres matures. Un fermier dans la soixantaine en sort pour nous accueillir. Il attendait une famille pour la nuit et croyait que c'était nous. il nous propose un chalet pour environ 60$ (550R). On ne l'a pas vu mais la description qu'il nous en fait nous pousse à accepter la proposition.
Clef en main, nous suivons un chemin à travers sa plantation de citronniers. Elle est immense d'après la photo aérienne décorant le mur de son bureau. Le chemin descend vers la Sunday river et miracle, un paradis sur Terre. De petits chalets au toit de paille, un gazon vert, un parc de jeux home made mais combien plus intéressant pour les enfants avec sa tyrolienne, un balcon devant notre chalet pour souper à la belle étoile et c'est très propre!
Martin prépare le braii pour l'agneau pendant que les enfants s'amusent au parc. Les deux labradors du proprios sont descendus au chalet et semblent y être pour rester. Montent-ils la garde? Le proprio nous a avisé de la présence d'un garde pour la nuit. Peut être que le garde , ce sont les chiens. Le souper bat son plein, les 2 toutous sont couchés au pied du balcon, puis ... Wouaf wouaf wouaf! Ils se mettent à courir dans le noir. Nous entendons ensuite quelqu'un crier. Nous regardons en cette direction et nous voyons un hommes noir avec tuque, manteau de feutre et long bâton à la main. Il s'adresse aux chiens et reste collé sur le mur d'un des chalets. Les chiens continuent d'aboyer.
Je crie alors aux chiens de revenir nous voir. Instantanément , les chiens se taisent et reviennent se coucher auprès du balcon. L'homme reste sur place. Martin se demande si j'ai bien fait... Et si c'est un malfaiteur.
Après le souper, nous décidons de marcher pour aller parler à l'homme. Les chiens nous suivent au pas et grognent à nouveau en approchant de l'homme. Encore une fois, un simple stop de ma part fait taire les chiens. Je demande à l'homme quel est son nom: Christopher. Je lui donne un coke et des biscuits. Il est notre gardien ! Il travaille ainsi depuis 7 ans et sa femme travaille aux champs de la ferme d'agrumes. Il me dit qu' il n'aime pas quand les chiens ( surement domptés à japper contre les noirs) sont aux alentours, car il ne peut pas faire ses rondes de surveillance sans danger... Voilà pourquoi le bâton. Il a 3 enfants: 2 garçons et une petite fille de 3 ans. C'est un xhosa et c'est à coup de yes mam , sure mam, no mam qu'il me fait la conversation. Comme il est bègue en plus, il parait vraiment stressé quand je lui parle. Les chiens finissent par prendre le chemin de la ferme et Christopher peut faire sa ronde en ma compagnie, Martin étant retourné au chalet. Courte ronde puis je rentre pour le dodo.
5 minutes plus tard, on cogne à la porte. Tient, voila la famille attendue qui cherche son chalet. Nous communiquons en anglais quand je demande d'où ils viennent... De la France! Bon, on comprend vite la langue à utiliser ! Ils arrivent du Cap et ne croyaient pas que ça serait aussi long pour venir à Addo. On trouve leur chalet puis dodo.




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